Laguna_coil's profileCathy's spacePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Cathy's spaceAttention les yeux, ici l'obscurité reste lumière... héhé --- /// --- Si vous avez tapé fille-nue-salope-p*rno-érotique,... sur google et que vous tombez ici, ne soyez pas déçu du contenu de ce blog ;-) et lisez ces quelques textes, car ils VOUS concernent |
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Des textes et sites sympas, engagés, ...
Quand les particuliers se melent de socio, psycho, philo, actualités ou politique, ça ne peut donner que qqch de bien...
Allez, signez ! lol
Merci d'être venu ! ;-)
Juliuswrote:
J'apprécie ton commentaire. Ton espace perso fait preuve de réflexion et m'invite toujours à y revenir pour découvrir des sujets de société abordés de manière pittoresque et séduisant. A ceux qui y voit de la virulence, je pense qu'un "tant-mieux" bien placé est de rigueur face à des vérités dérangeantes... Juste continue à être toi... Bisous
Jan. 9
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June 30 Retour au meilleur des mondes avec Huxley, p.31« Notre société occidentale contemporaine malgré ses progrès matériels, intellectuels et sociaux, devient rapidement moins propre à assurer la santé mentale et tend à saper, dans chaque individu, la sécurité intérieure, le bonheur, la faculté d’aimer ; elle tend à faire de lui un automate qui paye son échec sur le plan humain par des maladies mentales toujours plus fréquentes et un désespoir qui se dissimule sous une frénésie de travail et de prétendus plaisirs. Nos maladies mentales toujours plus fréquentes peuvent trouver leur expression dans les symptômes des névroses, très voyantes et des plus pénibles. Mais gardons nous, écrit le Dr Fromm, de définir l’hygiène mentale comme la prévention des symptômes. Ces derniers ne sont pas nos ennemis, mais nos amis ; là où ils sont, il y a conflit et un conflit indique que les forces de vie qui luttent pour l’harmonisation et le bonheur résistent encore. Les victimes vraiment sans espoir se trouvent parmi ceux qui semblent les plus normaux. Pour beaucoup d’entre eux, c’est parce qu’ils sont si bien adaptés à notre mode d’existence, parce que la voix humaine a été réduite au silence si tôt dans leur vie, qu’ils ne se débattent même pas, ne souffrent et ne présentent pas de symptôme comme le font les névrosés.
Ils sont normaux non pas au sens que l’ont pourrait appeler absolu du terme, mais seulement par rapport à une société profondément anormale et c’est la perfection de leur adaptation à celle-ci qui donne la mesure de leur déséquilibre mental.
Ces millions d’anormalement normaux vivent sans histoire dans une société dont ils ne s’accommoderaient pas si ils étaient pleinement humains et s’accrochent encore à l’illusion d’individualité mais en fait ont été dans une large mesure dépersonnalisés. Leur conformité évolue vers l’uniformité. Mais l’uniformité est incompatible avec la liberté, de même qu’avec la santé mentale… L’homme n’est pas fait pour être un automate et si il en devient un, le fondement de son équilibre mental est détruit. »
April 23 Belgique - il est temps d’agir contre la traite des êtres humainsEn 2005, le Conseil de l’Europe a adopté une convention sur la lutte contre la traite des êtres humains.
Cette convention s’applique à toutes les formes de trafic d’êtres humains donc elle vise à protéger les hommes, les femmes et les enfants de tous types d’exploitation comme l’exploitation sexuelle ou travail forcé.
La Belgique a signé cette convention mais ne l'a toujours pas ratifiée.
Une action d'Amnesty propose d'envoyer une lettre à la ministre Marie-Dominique SIMONET, chargée des Relations extérieures à la Région Wallonne et à la Communauté française pour l'encourager à accélérer la procédure parlementaire.
Il est possible de signer en ligne cette lettre. Ca prend 1 minute et ça vaut vraiment le coup.
Pour les deux possibilités c'est au même endroit : http://www.amnestyinternational.be/doc/article12399.html April 16 Petits liens vers de grandes causes(en construction, ben oui c'est pas si facile !)
Organisation luttant contre toutes formes de discriminations ; Discriminations raciales, sexuelles (lien vers le site des droits des femmes). La peine de mort, la torture, ...
Sur le 2ème site d'Amnesty International : Isavelives.be, vous trouverez toutes les actions d'amnesty, pétitions, actions urgentes, ...
Quelques campagnes :
Avaaz.org Organisation Mondiale de la Santé March 29 Hair -- La comédie musicale que j'aimeHair est un film musical américain, réalisé par Milos Forman et sorti en 1979. Il a été adapté de la comédie musicale de Gerome Ragni et James Rado (textes) et Galt MacDermot (musique). Cette dernière s'attaquait de front à deux phénomènes liés à cette époque : le mouvement hippie et la Guerre du Viêt Nam.
Pour la présentation du réalisateur : Milos Forman, a porté à l'écran le roman de Ken Kesey, "Vol au dessus d'un nid de coucou" en 1975, et a également adapté (très librement) un film que j'adore "Valmont" en 1989, tiré du livre culte de Choderlos de Laclos , "Les Liaisons Dangereuses" écrit en 1782.
Hair a été joué à Broadway, puis à Londres et à Paris, au Théâtre de la Porte Saint-Martin le 30 mai 1969.
Ce film a beaucoup surpris à cette époque à cause de scènes dénudées (d'ailleurs l'armée du salut, qui n'avait pas les même convictions à l'époque, a protesté pendant une des représentation en décembre 69 pour faire cesser le spectacle).
C'est la première comédie musicale américaine qui a été traduite en français. Selon le New-York Times, la version de Paris serait "sans doute la meilleure, la plus hippie et la plus festive".
Les paroles des chansons sont inspirées des théories New-Age.
Pour moi, c'est LE film à ne pas rater par excellence.
La petite histoire : Claude Bukowski se rend en bus vers New-York afin d'être envoyer par l'armée à la guerre du Viêt Nam. Quand il arrive à New-York, il rencontre un groupe de hippies dans "Central Park". Il tombe amoureux de sheila, une jeune femme provenant d'un mileu aisé.
Ces rencontres vont changer sa vie, ses opinions, ...
En espérant que vous aurez envie de le regarder. March 22 Des « Triangles Rouges » par milliers contre les idées noires Parce que l'extrême droite, c'est aller contre la liberté et aussi, bien sûr, contre les femmes, restons vigilants
January 22 Un sentiment désagréable...Un seul évenement, plusieurs perceptions :
Les gens cons (le 1er) : "cette personne a toujours quelque chose à redire quand je discute avec elle... Elle doit surement m'envier ou chercher la compétition, c'est vrai... je suis tellement génial(e). Ce qu'elle dit doit sûrement etre faux... Elle déforme la réalité pour me contredire, c'est du harcelement..."
Les autres (le 2ème) : "cette personne lache bêtises sur bêtises, et j'ai du mal à ne pas reprendre chaque choses qu'elle dit... il faut que je me retienne, il faut que je me retienne, il faut que je me retienne, d'ailleur comme dit Bouddha -Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce- finalement à insister je me fatigue pour rien et , pire, je me ridiculise..."
Pour le 2ème, ça s'appele "divergence (ou manque) d'opinion(s)".
Pour le 1er, ça s'appele : L'envie, la compétition, le harcelement, extrapoler la réalité, chercher des emmerdes, ..., ..., ..., ..., ..., ...
Morale de l'histoire N°1 : Quand l'intelligent contredit le con, le con se sent intelligent et l'intelligent se sent con... !!!
Morale de l'histoire N°2 : Quand l'intelligent contredit le con, l'intelligent n'y voit qu'une "raison" qu'il assume et le con en cherche 4000 qu'il n'assume pas. January 21 La petite chanson du jour, celle qui a toujours raison...Si tu connais un pauvre gros con, tape dans tes mains,
CLAP CLAP Si tu connais un pauvre gros con (ou 2), tape dans tes mains (ça soulage),
CLAP CLAP
Si tu connais un pauvre gros con, si tu connais un pauvre gros con, si tu connais une sacrée belle tête de con
TAPE DANS TES MAINS
CLAP CLAP CLAP January 08 Du porno qui s’ignore
November 27 Femmes damnées - Delphine et HippolyteÀ la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur, Hippolyte rêvait aux caresses puissantes Qui levaient le rideau de sa jeune candeur. Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête, De sa naïveté le ciel déjà lointain, Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête Vers les horizons bleus dépassés le matin. De ses yeux amortis les paresseuses larmes, L'air brisé, la stupeur, la morne volupté, Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes, Tout servait, tout parait sa fragile beauté. Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie, Delphine la couvait avec des yeux ardents, Comme un animal fort qui surveille une proie, Après l'avoir d'abord marquée avec les dents. Beauté forte à genoux devant la beauté frêle, Superbe, elle humait voluptueusement Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle, Comme pour recueillir un doux remercîment. Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime Le cantique muet que chante le plaisir, Et cette gratitude infinie et sublime Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir. - « Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ? Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir L'holocauste sacré de tes premières roses Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ? Mes baisers sont légers comme ces éphémères Qui caressent le soir les grands lacs transparents, Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières Comme des chariots ou des socs déchirants ; Ils passeront sur toi comme un lourd attelage De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié... Hippolyte, ô ma soeur ! tourne donc ton visage, Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié, Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles ! Pour un de ces regards charmants, baume divin, Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles Et je t'endormirai dans un rêve sans fin ! » Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête : - « Je ne suis point ingrate et ne me repens pas, Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète, Comme après un nocturne et terrible repas. Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes Et de noirs bataillons de fantômes épars, Qui veulent me conduire en des routes mouvantes Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts. Avons-nous donc commis une action étrange ? Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi : Je frissonne de peur quand tu me dis : « Mon ange ! » Et cependant je sens ma bouche aller vers toi. Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée ! Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection, Quand même tu serais une embûche dressée Et le commencement de ma perdition ! » Delphine secouant sa crinière tragique, Et comme trépignant sur le trépied de fer, L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique : - « Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ? Maudit soit à jamais le rêveur inutile Qui voulut le premier, dans sa stupidité, S'éprenant d'un problème insoluble et stérile, Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté ! Celui qui veut unir dans un accord mystique L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique À ce rouge soleil que l'on nomme l'amour ! Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ; Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers ; Et, pleine de remords et d'horreur, et livide, Tu me rapporteras tes seins stigmatisés... On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître ! » Mais l'enfant, épanchant une immense douleur, Cria soudain : « Je sens s'élargir dans mon être Un abîme béant ; cet abîme est mon coeur ! Brûlant comme un volcan, profond comme le vide ! Rien ne rassasiera ce monstre gémissant Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang. Que nos rideaux fermés nous séparent du monde, Et que la lassitude amène le repos ! Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux ! » - Descendez, descendez, lamentables victimes, Descendez le chemin de l'enfer éternel ! Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes, Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel, Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage. Ombres folles, courez au but de vos désirs ; Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage, Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs. Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ; Par les fentes des murs des miasmes fiévreux Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux. L'âpre stérilité de votre jouissance Altère votre soif et raidit votre peau, Et le vent furibond de la concupiscence Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau. Loin des peuples vivants, errantes, condamnées, À travers les déserts courez comme les loups ; Faites votre destin, âmes désordonnées, Et fuyez l'infini que vous portez en vous ! Charles Baudelaire (1821- 1867) October 31 CONTRE la femme objet, POUR le respect de vos moitiés
A Tous Les Pornocrates qui passent par ici :
Est-ce que c’est possible de ne plus envoyer ces mails pornographiques à vos potes ? J’aimerais vraiment croire que le respect des femmes et de leur dignité est possible. Ce genre de mail c’est dépassé et ringard, c’est pour les hommes préhistoriques, ceux qui n’ont pas compris ce que c’est l’égalité et le vrai amour des femmes.
Ce n’est rien d’autre que du fascisme (vu que seules les femmes sont traitées comme ça) et c’est pas acceptable.
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé d’imaginer votre femme, votre sœur, votre mère, votre fille traitées comme ça (qu’elles l’aient choisi ou non), mais moi quand j’y pense ça me fait mal au bide.
Mmmmh votre femme, votre fille, votre sœur, votre mère, viennent de se ramasser une bonne éjaculation faciale……… et vu qu’elles sont sensées faire comme dans les mails que vous envoyez, elles avalent en faisant semblant d’adorer ça. Mais personne n’adore ça … … Vous bien ?
Et maintenant, mettez vous à leur place. Voudriez-vous être traité comme ça, comme un bout de viande qui n’a pas le droit de refuser quoique ce soit ? Vous voudriez être juste bon à vous mettre à 4 pattes ?
Ce genre d’image, c’est la torture « acceptée » des femmes. Vous y aviez déjà pensé ? C’est une vraie souffrance pour elles.
Aucune femme ne mérite ça, faudrait y réfléchir un minimum avant d’imposer ce genre d’image aux autres. Et surtout demander l’avis des gens, parce que tout le monde n’aime pas ça (heureusement pour ces dames).
Qu’est-ce qui vous pousse à envoyer des mails comme ça ? Vous voulez que les meufs des mecs qui reçoivent ça se sentent comment ? Et pas que leur meufs, parce que beaucoup d'hommes ont envie de gerber en voyant ça.
A moins que vous vouliez prouver que vous êtes des « vrais mecs » ? Parce que chez les gens qui réfléchissent, c’est tout, sauf l’attitude d’un « vrai mec ».
Ce qui aide vraiment à se rendre compte que c’est anormal, c’est : Si vous aimez voir 2 femmes coucher ensemble pour un mec, demandez vous si vous seriez capable de coucher avec un mec pour une femme… Si vous n’en êtes pas capable, ce n’est pas seulement arrêter d’envoyer ce genre d’image qu’il faut faire, c’est carrément arrêter de les regarder.
Apprenez ce que c’est la dignité, le respect des femmes, de leur féminité, de leur intelligence. October 08 Femmes seins nus sur la plage ou ailleurs : Petite question à choix multiplesQuestion : Les femmes seins nus sur la plage (ou ailleurs) ont-elles :
a) quelque chose à prouver, b) pas grand chose à montrer ou, pire, c) ne savent pas exciter leur propre mec sans ça ? Point positif à l'affaire : grâce a ces filles, le regard des cons se porte pas sur nous ... Vu comme ça, on les inciterait presque à tomber le maillot tout entier lol June 15 3 questions à Michaela Marzano sur la pornographie3 questions à Michaela Marzano sur la pornographiepar le bureau des chiennes de garde Pour toutes celles qui ne se reconnaissent pas dans le stéréotype de « la féministe mal baisée qui veut ramener la censure » mais qui ont quelques difficultés à adhérer au credo de l’époque : pornographie = liberté d’expression , Michaela Marzano est l’auteure à lire.
Philosophe, chercheuse au C.N.R.S., elle travaille depuis sept ans sur la pornographie, se démarquant nettement de la pensée unique sur le sujet. Sans partir en croisade pour la répression, elle explore dans tous ses ouvrages (et en particulier dans le dernier : « Malaise dans la sexualité, le piège de la pornographie » , Ed. J.C. Lattès), la représentation que la pornographie donne du corps, du masculin et du féminin, l’idéologie du consentement qui tient aujourd’hui lieu de morale. 1 : En quoi la pornographie est-elle une liberté ? La pornographie n’est en aucun cas une liberté. Au tournant des années 95-96, nous sommes passés d’une pornographie dite « classique » à une pornographie « contemporaine », qui inclut ce qu’on appelle le « gonzo » dans laquelle on ne trouve plus qu’une série de scènes extrêmement explicites de la sexualité, et souvent beaucoup plus violentes que par le passé. Les arguments de ceux qui soutiennent la pornographie sont que c’est une forme de liberté, une expression de la libération sexuelle des années 70. Le problème est que si la pornographie des années 70 a permis au grand public, pour la première fois, d’avoir facilement accès à des images explicites de la sexualité, la pornographie est devenue peu à peu l’expression de ce qu’on pourrait appeler une « nouvelle normativité ». Au lieu d’être un moyen qui permette aux femmes et aux hommes d’exprimer et de vivre librement leur sexualité, la pornographie propose une sexualité codifiée, elle est devenue une manière d’imposer « la bonne façon de vivre sa sexualité ». Dans la pornographie, les hommes sont de « vrais hommes », les femmes de « vraies femmes » et la sexualité représentée est la « seule et vraie sexualité épanouissante ». Prenons par exemple un dossier autour de la sexualité dans un magazine féminin. Le titre de l’article « Sexe, les filles aussi ne pensent qu’à ça ! ! », annonce le constat d’une soi-disant réalité. Nous sommes sur le plan descriptif. Puis cela est suivi de propositions : « Masturbez vous ! », « Exhibez vous ! », « Réclamez votre droit à l’orgasme ! ». Nous nous trouvons là en face d’ordres, d’injonctions. A/ Super extra salopes (celles qui ont bien appris les leçons de 68 et sont totalement « libérées ») B/ Salopes (celles qui attachent encore quelque valeur aux sentiments) C/ Ringardes (celles qui n’ont rien compris à la libération de la Femme) Au niveau de la presse, le langage est particulièrement explicite (salope) avec une couleur « positive« au terme de salope, qui tend à pousser les filles à se ranger dans le groupe « Super extra salopes ». Dans la pornographie, tout cela existe de façon beaucoup plus forte, et tous les réseaux renforcent ces codes. Un autre aspect de votre question sur la liberté concerne le mélange de fiction et de réalité. Dans la pornographie, les femmes représentées subissent des violences et n’apparaissent pas comme « consentantes ». La pornographie est en effet une fiction avec un scénario, un metteur en scène, des acteurs-actrices, mais à l’inverse des autres fictions c’est aussi une réalité, avec des actes sexuels réels, des jouissances réelles, rendues plus explicites par des éjaculations en dehors du corps, afin de montrer que l’acte a bien eu lieu. 2 De votre point de vue, où devrait s’arrêter la liberté d’expression dans ce domaine précis ? Je veux être bien claire pour ne pas prêter à confusion. La liberté d’expression ne doit pas être limitée : quand quelqu’un s’exprime par sa parole, il exprime sa subjectivité. Personne ne devrait avoir le droit d’intervenir et de bloquer l’expression de la subjectivité d’autrui. On l’a vu tout à l’heure, le langage fonctionne à plusieurs niveaux, celui de la description," je décris quelque chose à quelqu’un" et celui de la prescription : "j’encourage quelqu’un à faire quelque chose". Mais il faut encore citer le pouvoir performatif du langage : "par le langage je peux faire quelque chose" (voir J. L. Austin : « Quand dire c’est faire »). Le langage de la pornographie se situe sur le plan performatif : le langage est une action. Il ne s’agit plus alors de l’expression d’une opinion, mais d’ une case très particulière que les Américains ont définie comme le « hate speech », le discours de la haine. On n’est plus face à une argumentation, mais face à un discours qui ressemble à de l’insulte. En fait, ces images disent aux femmes : « Tu n’es qu’une sale pute ». Pas seulement dans les sex shops, mais en faisant des recherches sur Google avec par exemple le mot « pornographie », on trouve immédiatement des sites employant les termes suivants : « des salopes, des chiennes qui se font exploser la chatte, qui se font casser, démonter etc.. » 3 Que répondez-vous à ceux qui vous disent qu’il ne faut pas entraver l’expression des fantasmes dont la pornographie serait l’expression ? La question des fantasmes est très compliquée et les psy sont plus qualifiés que moi pour se pencher là-dessus ; ce qu’on sait c’est que les fantasmes ne sont pas des scénarios qu’on met en scène et qu’on vit dans la réalité, il existe une différence ontologique entre fantasme et réalité. Un fantasme est quelque chose d’irréel et de complètement subjectif. Chacun a ses propres fantasmes qui sont liés à son histoire personnelle. La pornographie serait donc une mise en scène des fantasmes. Le problème c’est qu’à partir du moment où il y a mise en scène, on sort du domaine du fantasme en tant que tel. D’où la contradiction dans les termes. A partir du moment où il est mis en scène, il devient un fantasme collectif, un scénario qui va normaliser les attitudes sexuelles des uns et des autres. On dit par exemple que le fantasme des hommes, c’est de pouvoir coucher avec plusieurs femmes. A partir du moment où des films mettent systématiquement en scène un homme qui couche avec plusieurs femmes, cela devient une norme pour l’imaginaire des hommes. Donc, de mon point de vue, l’argument du fantasme n’est qu’un élément de plus de la propagande pro-porno. » | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||